dimanche 12 février 2012

L’agroforesterie, un projet sur une parcelle en conversion biologique

Le 10 février 2012, nous avons eu la chance de participer à une intervention de Monsieur Pivain, conseillé en agroforesterie à la Chambre d’Agriculture de l’Eure.

                L’agroforesterie qu’est ce que c’est ?
C’est une technique agricole qui associe les cultures de plein champ et les arbres sur une même parcelle. Le principe est assez simple : il consiste à planter des arbres en ligne avec des intervalles où sont implantés les autres cultures. Cette technique est à ne pas confondre avec un boisement de type forestier. C’est une pratique traditionnelle qui s’est effacée au fil du temps à cause de la mécanisation.

Dans cette association on retrouve plusieurs interactions :
-          la compétition : lumière, eau et éléments minéraux,
-          la facilitation : augmentation des ressources :

La culture agit sur l’arbre
L’arbre agit sur la culture
- Racines plus profondes,
- Fertilisation sur les arbres,
- Propreté de l’interligne,
- Bon suivi des arbres.
- Brise vent, ombrage,
- Meilleure  infiltration de l’eau,
- Meilleur statut organique des sols,
- Plus d’auxiliaires de cultures,
- Ascenseur hydraulique.

                Est-ce rentable ?
Certains essais montrent qu’avec des arbres jeunes (environ 10- 15 ans), il n’y a aucune pertes de rendement.
Avec des arbres plus vieux, avec une densité par exemple de 25 arbres/ha, il n’y pas non plus de différence avec le système conventionnel.
Cependant, avec 50 arbres/ha, on observe une petite baisse, mais l’opération reste tout de même rentable. La rentabilité disparaît à une densité supérieur à 100 arbres/ha, car la baisse de rendement est forte.
                Quels sont les points forts et les contraintes de ce projet ?
Les points forts de l’agroforesterie sont :
- Augmentation de la biomasse (de 10 à 60 %),
- Production de patrimoine avec les arbres sur pieds,
- Biodiversité positive,
- Protection de la qualité des eaux, grâce à un filet de sécurité formé par les racines.

Les points faibles de l’agroforesterie sont :
- Projet à long terme,
- Coût du projet d’environ 1000€ par hectare,
- Un à deux jours de travail en plus par hectare et par an,
- Nécessite une maîtrise technique : taille de formation pendant 5 à 8 ans,
- Etude de faisabilité longue.
Quels sont les débouchés de l’agroforesterie ?
Les arbres cultivés en agroforesterie sont destinés principalement à la production de bois d’œuvre (noyer, merisier, cormier,.. .). Un bel arbre présentant des cernes larges, du bois de bonne qualité au cœur et une couleur clair, peut se commercialiser à une valeur de 3000 €/m3. Autrement la moyenne de vente est de 500 à 700 €/m3.
Pour ce qui est de la culture mise en place dans l’intervalle, elle est commercialisée sur le marché conventionnel ou biologique selon le système de culture.

Merci à M. RUEL et Mme GOUYSSE mais surtout à Yohann et Mickaël pour cet excellent post !!!!

samedi 11 février 2012

Journée Portes Ouvertes

Aujourd'hui sur le lycée c'est Journée Portes Ouvertes. Nous faisons visiter l'établissement et bien évidemment nous glissons quelques mots sur le TNLA !
Nous sommes toujours là !  M'avez-vous reconnu avec mon beau T-shirt ? Et oui, c'est moi Jessy !

vendredi 10 février 2012

Préparation intensive, ça s'accélère

Pendant que nous choisissions nos végétaux à l'Atelier Technologique Horticole (merci à M. Duchayne, directeur de l'ATH,  Guillaume et M. Launay) du lycée d'Evreux, nous ne le savions pas mais un article évoquant notre participation au TNLA était publié dans l'Eure Agricole.
De retour d'Evreux, nous avons de nouveau clippé avec le chronomètre et défilé avec Bergère ! Hier, nous avons effectué une présentation dans l'amphithéâtre du lycée. Bientôt, nous ferons une présentation devant les élèves et le personnel le souhaitant avec Bergère. On vous tient au courant. Le trac monte...

jeudi 9 février 2012

Le planning rotatif

Il s'agit d'une roue où sont représentés les 365 jours de l’année. 
 

Le jour d'aujourd'hui est mis à midi (comme une horloge).  
La durée de gestation d'une vache est de 283 jours. Donc quand une vache est inséminée on place son étiquette 283 jours avant le vêlage. 283 jours après, la pastille se retrouve à midi et le vêlage a lieu en théorie. 

Lorsque une vache est inséminée, son étiquette est placée devant la corde "Insémination Artificielle (IA)". On place un autre repère sur une autre corde pour surveiller les retours en chaleur dans le cas où l'insémination n'a pas marché. 
Si la vache est ré-inséminée, son repère est remise sur une seconde corde IA. Si elle est inséminée une troisième fois on la met dans la troisième corde. Généralement au bout de 3 inséminations ratées, la vache finit sa lactation puis elle part à la réforme (boucherie). 

Entre le vêlage et la première IA il y a 50 jours minimum. Le planning circulaire sert aussi 2 mois avant le vêlage pour mettre la vache en tarissement (en repos). 

Grâce au planning circulaire de Rémi, on peut surveiller les vaches  :
- qui vont bientôt vêler
- qui ont été inséminées et qui sont susceptibles de revenir en chaleur
- qui n'ont pas encore été inséminées
Les punaises de couleur verte correspondent aux vaches qui ont vêlé mais qui ne sont pas encore inséminées, et les punaises de couleur rouge sont là pour les vaches inséminées.


De plus, chaque vache a sa fiche d'identité où est indiqué son prénom, sa date de naissance et son numéro de travail ; les rouges pour les vaches de race Normande, et les vertes pour les vaches de race Prim'Holstein.

mercredi 8 février 2012

Essais variétaux





Sur l'exploitation, nous avons la chance d'avoir des essais variétaux de lin et de blé.

Essais de blé
Nous avons 2 essais de blé en partenariat avec Arvalis et Cap Seine (coopérative agricole). Ils servent à la comparaison de variétés, de densité de semis, de stratégie de fongicide en agriculture conventionnelle et en agriculture intégrée.
Comme la parcelle est situé à côté du lycée, nous pouvons aller régulièrement voir et suivre le développement du blé et comparer deux itinéraires techniques agricoles.
Notre exploitation a été choisie car nous avons une parcelle juste à coté de Cap Seine. Cela permet aux adhérents de la coopérative de pouvoir visiter facilement les essais.

Essais de lin en 2011
Sur les parcelles de la commune d'Iville, cette année aussi nous allons être gâtés car on va avoir des essais variétaux de lin, qui, comme on vous le répète régulièrement, est une culture du lin qui se plaît bien dans nos terres limoneuses. C'est bien-sûr pour cela que notre belle région de Haute Normandie est la première  productrice de lin en France (mais vous le savez déjà).

mardi 7 février 2012

La cantine, on l'aime et on le prouve

La responsable du self choisit les menus en partenariat avec le GEMRCN (Groupement d’Etudes des Marchés de la Restauration Collective et de la Nutrition) mis en place par le Ministère. Il gère la santé des élèves (diminution du sel dans les plats, suppression des distributeurs de sauces dans la salle à manger...), et les chefs de cuisines ont suivi une formation avec des diététiciens afin d’établir des repas sains et équilibrés.

Les frigos
Côté contrôles, ça ne rigole pas : des contrôleurs viennent vérifier la provenance des produits et l’hygiène des produits cuisinés, et c’est pour cela que des échantillons des plats servis doivent être conservés au minimum 8 jours au frais !
C'est d'ailleurs pour respecter les normes et l’hygiène que la cantine ne prépare plus de sandwichs 'maison' lors des sorties scolaires. A présent, elle les achète tout prêt, sous vide.

Côté financement, la cantine est gérée par la Région Haute-Normandie, mais les subventions allouées sont différentes car chez nous, dans l'Eure, on ne touche pas toujours la même somme qu'en Seine-Maritime, le deuxième et dernier département haut-normand.

Côté personnel, 8 personnes nous font à manger : 1 chef cuisinière, 3 aides cuisiniers, et 4 personnes qui s’occupent de débarrasser les plateaux, laver les assiettes, plateaux et couverts. 
Des élèves qui ont été punis pour leur vilaine attitude au lycée ou à la cantine, peuvent les aider pour certaines tâches après leur repas (nettoyage des tables, ramassage des brocs).
D'autre part, la cantine permet aussi à des stagiaires en formation d'effectuer des stages professionnels.

Côté produits alimentaires, la chef achète le plus possible des produits frais comme les fruits et légumes chez les primeurs du Neubourg, de la viande en provenance de la Socopa du Neubourg (abattoir), du pain frais chez les boulangers du Neubourg, et du lait directement dans le tank de la ferme du lycée.

Les trois repas journaliers sont cuisinés le matin, ceux du soir sont réchauffés avant d’être servis.
Chaque jour, environ 250 plats sont distribués le midi et 180 plats les soirs.
Tous les jours, il y a un choix de poissons ou viandes accompagnés de légumes.
'Hongrois' que ça l'est, mais c'est alsacien
Des plats régionaux et des menus spéciaux sont proposés comme à la chandeleur, à Noël ... mais la cantine propose aussi des plats étrangers comme il n’y a pas longtemps des spécialités hongroises. Trop bon !
Pour des événements comme notre TNLA, la cantine fournit des biscuits pour les petits creux ainsi que des boissons car au Salon de l'Agriculture, les anciens nous ont dit qu'ils n'avaient rien vu de la météo, par contre, ils y avaient bien chaud...

Alors vous comprendrez bien que nous remercions très chaleureusement (surtout par ce temps) le personnel de la cantine qui est toujours là pour nous aider.
Un grand merci à eux, pour leur sympathie et leur générosité qui dépassent largement le cadre de leur travail.

lundi 6 février 2012

Visite de "La France Agricole"

Mercredi 1er février, il faisait un froid de canard (il y a de la neige aujourd'hui !) mais nous avons eu la visite d'une journaliste de la France Agricole qui est venue faire un petit reportage sur notre participation au Salon International de l'Agriculture à Paris (vous connaissez ?). Nous étions stressés par la caméra mais Madame Gramat  nous a mis en confiance. Nous avons tout dévoilé : notre parcours personnel, nos études, notre futur métier et bien-sûr le TNLA !

Elle nous a filmé en pleine action pendant la marche  de notre mascotte, pendant nos entraînements à la tonte.  Elle nous a aussi interrogé sur notre blog, la façon de l'alimenter, pourquoi nous le faisions, etc... Nous avons pu lui montrer l'esprit d'équipe que nous avions.
Nous la remercions d'être venue de Paris, de nous avoir consacré un après-midi entier et de nous avoir offert ce petit plus dans nos préparatifs pour le salon.